Bilan économique 2010-2016

ElstatA l’occasion de la publication des données économiques par ELSTAT, vous trouverez ici le lien pour télécharger le document pdf qui contient les données économiques de la Grèce pour la période 2010 – 2016, c’est-à-dire pendant les années du « sauvetage ». C’est cette image économique qu’EUROSTAT qualifie d’irréparable.

Quelques commentaires s’imposent :

1. Les mesures imposées par la Troïka ont entraîné des coupes de l’ordre de 19,13 Milliards, sur les salaires des fonctionnaires, sur les retraites (14 coupes successives), et sur les allocations sociales. Cette image qualifiée d’irréparable, est aussi qualifiée d’inconcevable par l’écrasante majorité d’économistes et hommes politiques et aussi par le président du Mécanisme Européen de Stabilité). Cependant, le Quadrige, (qui a remplacé la Troïka), exige la réalisation d’autres mesures d’austerité dont l’ampleur dépasse tout entendement, et c’est cette condition sine qua non, pour tout exament d’allégement de la dette ou pour une hypothétique inclusion dans le programme QE (Quantitative Easing) dont bénéficient d’autres pays européens en profitant des taux d’intérêt très faibles.

2. La baisse du PIB est due essentiellement aux mesures néfastes qui visaient de priver l’Etat de ses entreprises les plus lucratives. C’est cette baisse qui a entraîné la grande baisse de consommation ainsi mesurée.

3. On voit clairement que la gestion de la Troïka et de son successeur ont visé et visent l’application des critères de Maastricht (essentiellement déficit budgétaire et dette), sans se soucier du reste. C’est ainsi qu’il faut voir la hausse technique du PIB(2014), de l’ordre de 0,4 lorsque la Troïka fut publiquement très critiquée.

4. Concernant le déficit contesté de l’année 2009, qui fut l’argument d’inclusion de la Grèce dans les programmes d’aide par crédit forcé, ELSTAT affiche un chiffre inférieur (15,1) à celui qui fut communiqué par le chef de l’ELSTAT dont l’annulation de la mise en examen a été exigée par l’Eurogroupe en tant que prérequis avant toute discussion sur le programme d’aide. Pour mémoire, les chiffres corrigés donnaient 13% environ et le montant envoyé à l’époque à l’Eurostat était de 15,7%. C'était le début de la propagande d'origine allemande : " les PIGS", c'est à dire Portugal, Italie, Grèce, Spain, ce qui donne un acronylme en anglais qui signifie " cochons".

5. En 2013, le déficit grimpe à 13,1, mais c’est dû aux capitaux pour la recapitalisation du système bancaire, jugée nécessaire pour compenser l’impact de la coupe de la valeur nominale des obligations grecques qui étaient émises jusque-là, dans le cadre du redressement de la dette, appliqué en 2012, lequel a impliqué le Secteur Privée (PSI).

6. L’excédent primaire en 2016 est obtenu du fait des nouvelles mesures d’austérité (baisses des salaires, suppression des primes et allocations, baisses des retraites, etc.), et du fait des modifications introduites qui suppriment les seuils d’imposition, faisant ainsi des contributeurs toute personne qui perçoit plus de 480€, et aussi de l’application d’une nouvelle et lourde fiscalité (tva à 24%, etc.) et de nouveaux impôts. C’est cette accélération de l'application de la "discipline" économique de la Troïka, afin de réagir aux critiques internationales, qu’a causé ce mal social irréparable.