Hollande et sa fausse légende

photogodinIl n’est que trop vrai qu’il faut éviter toute tentation qui doit amener à une chute. Plus les occasions de mal faire sont nombreuses, plus la facilité de se livrer au vice est grande, plus la tentation est puissante. Il faut avoir des qualités bien éprouvées pour résister à la tentation de dérober, lorsqu’on est aux prises avec la misère, ici la crise et la soif du pouvoir présidentiel, surtout quand on peut le faire aisément et sans témoin, ou adversaires de taille. (photo : La Tribune)

Une gestion de crise, que crise par ce mot soit un objet de larrons pour les uns, un objet à commenter par les autres.

Tout d’abord, l’UE européenne, outil des financiers de la Grèce, qui a eu raison de cette dernière, a été dénudée par les politiques européennes arrogantes, aussi bien de l’Allemagne que de la France, dont les buts suprêmes n’étaient que d’échapper, coûte que coûte, d’être les larrons de la crise venant d’Outre Atlantique. De concert, France et Allemagne ont créé un framework de complaisance, où de longues « négociations » ont eu lieu, suivant un jeu de pratiques « institutionnelles » auxquel tous les pays concernés ont été invité à participer, afin de lui donner tout le sérieux et toute la légitimité dont il en avait besoin. Tout ceci dure depuis 2009 et il continuera pour quelque temps encore, alors que jeu il n’y avait pas.

Puis, on a assisté à l’anéantissement méthodique de la Grèce et de ses gouvernements ainsi qu’au dépouillement de son peuple. Aéroports, chemin de fer, mines, énergie, ports, routes, litoral, tout y passe.... Alors que la Troïka conduisait une politique délibéré de la mise sous tutelle durable de la Grèce, les larrons essayaient de comprendre les règles du jeu en toute crédulité, comme il convient aux partisans des idéologies politiques régressées. Les mots n’ont plus de sens, et aux appels de solidarité les peuples européens dans leur grande majorité lui ont tourné les épaules, impuissants face au mécanisme franco-allemand bien rodé. Chacun pour soi, tel est le fossé qui fait l’Union Européenne.

Syriza, le parti d’extrême gauche, dont le but occulté in fine ne fut autre que remplacer les précédents tenants du pouvoir local, même si ces derniers étaient soumis aux puissances européennes, ce qui est contraire à son dogme, reste désarmé devant le peuple. Il ne reste plus d’armes à Syriza pour se battre pour ses promesses électorales, la dernière bien compromise, étant celle des réfugiés, qui malgré utilisation sensiblement différente et sur le fond et sur la forme, si on la compare à celles des autres pays européens, n’a pas pu porter les résultats électoraux escomptés. Les élections, prévues pour Novembre permettront très certainement à une autre coalition ND – Pasok de prendre le pouvoir. Voila qui est en harmonie avec le paysage européen.

Alors qu’on assiste à la démolition méthodique de "l’indésirable extrême gauche", un article de la Tribune paru aujourd’hui révèle quelques détails de l’attitude politique française, représentée par Fr. Hollande. L’article fait référence au contenu d’un livre paru récemment, publié par son rédacteur en chef adjoint, Romarin Godin, et ayant pour titre « François Hollande et sa fausse légende ». Il est question de la politique française à l'égard de la Grèce, le rôle de la France dans les soi-disant négociations qui ont permis de "sauver la Grèce". Cet article va tout à fait dans le sens de notre analyse depuis que nous commentons la crise de l'Europe et de l'euro.

A lire et à méditer, car il est grand temps d’agir si nous voulons sauver quelques meubles de l’édifice européen.