Le vote de la diaspora

Le gouvernement conservateur grec a dû convaincre les différents partis politiques afin de voter la loi-cadre relative au vote des Grecs de la diaspora. Ils sont, à vrai dire, quelques millions qui en principe ont le droit de vote. Le vote des résidents à l’étranger, depuis plusieurs années n’a été abordé vraiment par aucun gouvernement, malgré les pressions insistantes des organisations de la diaspora.

Les médias ont fait de ce vote un tollé, mais considérant leur non-indépendance, ils visaient ainsi la formation de l’opinion publique et le formatage des clivages partisans à l’appui d’arguments contestables. Une pièce de théâtre, donc, qui permet aux parlementaires de détourner l’attention du peuple loin de certaines affaires. A la recherche d’une majorité parlementaire élargie, comme stipulé par la constitution, des arrangements entre partis politiques ont été certainement conclus, mais penchons-nous sur l’essentiel : Pour voter il faut être Grec, c’est-à-dire avoir la nationalité grecque. Qui en a droit et qui non ?